Petit lexique des musiques brésiliennes

 

Axé : Musique du Nordeste, symbole sacré du carnaval de Salvador de Bahia, ce style est très rythmé, entraînant, et joyeux. Parmi les chanteurs les plus représentatifs on trouve actuellement Yvete Sangalo, Daniela Mercury, Babado Novo, Araketu etc

 

Yvete Sangalo

 

Batucada : ensemble de percussions qui accompagne les danses : samba, batuque, et les défilés des blocos de carnaval. 

 

Batuque : désignation commune à certaines danses afro-brésiliennes accompagnées d’un grand nombre d’instruments de percussion. (voir article sur Macumba)

Bossa nova : à la fin des années 50, des musiciens de la classe moyenne de Rio lancent une rythmique suave et sophistiquée, la bossa-nova qui connaîtra un succès mondial. Mêlant jazz et samba, la bossa-nova aboutit à une richesse harmonique inégalée.Candomblé : danses et chants rituels liées au culte brésilien du même nom. En France, quand on pense à la musique brésilienne on pense souvent à la Bossa Nova.

Capoeira : sorte de danse en simulacre de combat sans arme dérivée des techniques de défense des anciens esclaves noirs du Brésil. 3sport" en pleine expansion. La musique qui l’accompagne est souvent triste, jouée à l’aide d’un berimbau.

Choro : groupe de musiciens, apparu vers la fin XIXè siècle, avec flûte, guitare et cavaquinho (plus tard on a ajouté clarinette, mandoline, piston et trombone) qui était joué lors de sérénades, bals familiers et fêtes populaires. Le genre fait appel à l’improvisation et requiert une grande virtuosité.



Fado: complainte portugaise aux amples développements vocaux pleins d’émotion. Apparue dans sa forme première au XIXe siècle parmi la communauté du Brésil, elle marque le Portugal et la lusophonie de l’empreinte musicale de la saudade, expression unique du sentiment de profonde mélancolie.

Forro : Au départ, le terme Forro viendrait de l’anglais « for all », qui s’est transformé avec l’accent du Nordeste brésilien. Le rythme du Forro, composé par l’accordéon, le triangle et le tambour, est joyeux et entraînant, cependant les paroles des chansons sont en majorité nostalgiques : on raconte les chagrins du peuple du Sertão (région du Nordeste très touchée par la sécheresse) qui quitte sa région à la recherche d’une nouvelle vie au sud-est du Brésil, notamment à Rio de Janeiro et à São Paulo. C’est par cette migration des Nordestinos que le Forro s’est fait connaître dans les autres régions du Brésil. Le Forro se danse en couple. Les pas peuvent paraître simples, mais en réalité il faut un peu d’entraînement pour danser dans le rythme. Parfois le Forro est comparé à la Salsa, mais en réalité il n’y a pas beaucoup de similitude avec cette dernière, plus technique.

 

Frevo : rythme très syncopé originaire de Recife (Pernambouc). Il est dansé avec des mouvements rapides et acrobatiques.
 

Lundu : danse d’origine africaine, importée au Portugal. Le lundu ou lundum s’implante au Brésil, vers la fin du XVIIIe siècle. Du fait de sa sensualité la danse a été frappée de censure par la Cour portugaise.

Macumba :  rituel brésilien importé d’Afrique. La Macumba est une danse répandue dans les îles des Caraibes autres que celles où le Vaudou est pratiqué, ainsi qu’en Amérique du Sud et Centrale. À la différence de la magie blanche Vaudou, les médiums qui pratiquent la Macumba (magie noire) sont possédés lors des célébrations par les esprits du mal, diables ou Exu. Les légendes veulent que de nombreuses personnes soient mortes pour avoir invoqué le Roi de ceux-ci. Concernant l’appellation "magie noire", il est toutefois à préciser que les notions de magie blanche et noire (et par là, de bien et de mal) ne sont pas significatives ou pertinentes pour les différents cultes Vaudou, Macumba, etc. dans lesquels les Loas peuvent aussi bien faire le "bien" que le "mal" (selon l’argument qu’en nuisant à l’un on peut faire du bien à l’autre, et vice versa). Macumba est un terme générique. A l’origine, le mot désignait le lieu où les esclaves noirs célébraient leurs rites. Aujourd’hui, et particulièrement dans l’état de Rio, il s’applique à toute les formes de religions afro-brésiliennes. Il peut signifier l’acte de sacrifier aux dieux ("faire une Macumba" ou "faire un travail de Macumba"), le lieu du culte("aller à une Macumba"), les rites qui s’y célèbrent, ou le culte lui-même. . Ce rite peut changer de nom d’une région à l’autre. Candomblé est le nom employé dans l’Etat de Bahia et Rio de Janeiro; Umbanda et Macumba à Rio de Janeiro également; Xangô, dans le Nordeste en général; Batuque ou Bacacué en Amazonie; Batuque ou Pará, dans le Rio Grande do Sul et Tambor, dans le Maranhão.

Les adeptes de la Macumba se retrouvent  à travers toute l’échelle sociale au Brésil. Leur signe de reconnaissance est une amulette représentant un poing fermé laissant dépasser le pouce entre l’index et le majeur.

Maxixe : danse apparue à Rio de Janeiro, vers 1870, résultat d’influences des rythmes africains, de la habanera et de la polka. Comme le lundu son aspect sensuel a entraîné son interdiction. Dans les années 30, Ernesto Nazareth a composé de magnifiques maxixes et choros.

MPB : Musique Populaire Brésilienne, terme à la fois très générique et désignant une génération de musiciens (des années 60 à 80) très divers : Elis Regina, Chico Buarque, Rita Lee, Ivan Lins, Hermeto Pascoal, Gonzaguinha, João Bosco, Alceu Valença, Elba Ramalho et bien d’autres comme Ana Carolina actuellement etc.

Pagode : genre de samba né à Rio de Janeiro, dans les années 80, à l’occasion de fêtes organisées dans les petites cours des maisons du quartier populaire de Ramos.

Samba : chanson et danse, mélange de maxixe et de lundu ayant un rythme de base 2/4. Dès le début du XXe siècle, apparaissent les possibilités de mettre en forme des refrains chantés au son de battements de mains et de rythmes de batuque, et auxquels sont ajoutés un ou plusieurs couplets. Terme très général, puisqu’il existe de nombreuses variétés de samba.

 

Samba-enredo : samba créée par les compositeurs des écoles de samba de Rio de Janeiro, et dont le contenu du texte contient un résumé poétique du thème, choisi pour la représentation de l’école lors du défilé. Je vous en reparlerai au moment du carnaval.

Saudade : sentiment difficilement traduisible entre nostalgie, regret et désir.

Sertaneja : recouvre en fait, de manière générique, toute la musique d’origine paysanne, provenant du Sertão.

Tropicalisme : Mouvement culturel musical et esthétique apparu en 1967. Le tropicalisme a remis en question les fondements de la société brésilienne urbaine. Proibido proibir (il est interdit d’interdire) est une des chansons manifestes du mouvement.

Personnellement, j’aime beaucoup le Axé, la samba, le samba-enredo.

 

Une réponse à “Petit lexique des musiques brésiliennes

  1. bonjour mamina
    les CATTLEYA sont à l origine de très nombreux croisement, très parfumèes impressionantes par la grande taille de la fleur,et très odorante.à+MILLE BISOUS JEANINE